La fin de la 16ème session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine

Publié le par ABOU Hibana

 

 

Les leaders africains à travers ce thème, réaffirment ainsi leur ardent désir de bâtir une société africaine basée  sur les principes de paix, de démocratie et de développement socioculturel et économique. Des valeurs au sein desquelles se retrouve le Togo, dont les avancées en matière de démocratie, d'ouverture politique, de réconciliation nationale et de bonne gouvernance, sont unanimement saluées par les différents partenaires du pays.

Bilan positif pour l'Afrique

Vue partielle de l'assistance au sommet de l'UAAu plan global, si des efforts restent à fournir dans certains domaines, pour l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, l'Afrique aura franchi ces dernières années, un pas géant dans les domaines de démocratie et de croissance économique, ont reconnu tour à tour, à l'ouverture des travaux,  les éminentes personnalités qui se sont succédées à la tribune de l'UA, dont le Président de la Commission, Jean Ping. Pour ce dernier en effet, le Continent africain a été marqué par « des avancées significatives dans certaines situations, des impasses préoccupantes et des troubles graves dans d'autres ».

Avec une croissance économique élevée, l'organisation de plus en plus d'élections pluralistes, un taux de scolarisation en augmentation et une baisse sensible des foyers de tension, l'Afrique semble sur la bonne voie.  Des efforts que viennent néanmoins entacher  quelques faits dont les tensions en Tunisie, en Egypte ou en Somalie et la crise politique ivoirienne.

La crise ivoirienne

Cette dernière a d'ailleurs amplement meublé la rencontre d'Addis-Abeba. La communauté internationale a, à cet effet,  réitéré fermement sa reconnaissance de la victoire d'Alassane Dramane Ouattara et demandé au Président sortant de céder le pouvoir. De la réunion spéciale du Conseil de Paix et Sécurité, au Sommet proprement dit, en passant par la réunion co-organisée par l'UA, l'ONU et la CEDEAO, le ton de fermeté est resté le même. « Nous devons rester fermes et unis sur cette décision », a insisté le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-Moon.

« Je lance un nouvel appel à M. Laurent Gbagbo pour qu'il respecte la volonté du peuple ivoirien en laissant M. Alassane Ouattara diriger la Côte d'Ivoire comme il a été mandaté par l'électorat », a martelé de son côté, le Président sortant de l'UA, Bingu Wa Mutharika, Président de la République du Malawi.

Plus de place pour l'Afrique

Autre temps fort du Sommet, l'intervention du Président français, Nicolas Sarkozy, invité d'honneur au Sommet, présent à l'ouverture. Nicolas Sarkozy a salué le « formidable essor » de l'Afrique et insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de soutenir le continent africain. Pour le Président français, il urge d'élargir le Conseil de sécurité de l'ONU afin d'accorder un siège permanent à l'Afrique cette année. « L'Afrique n'a pas la place qu'elle mérite », a souligné sans note le Président Sarkozy. Et de prendre l'engagement solennel d'entreprendre, au cours de sa double présidence du G8 et du G20, un plaidoyer afin que soient développés d'autres instruments d'aide au profit de l'Afrique, au premier rang desquels « les financements innovants ». Car selon M. Sarkozy, l'Afrique de par son immense potentiel économique et démographique, représente l'avenir de l'humanité. « Le monde a besoin de l'Afrique car ce continent apportera, pour les décennies à venir, les relais de croissance nécessaires à sa prospérité », a-t-il ajouté.

La promotion de l'intégration par la mise en œuvre de projets communs

Au rang des challenges que doit relever le continent africain figure également la nécessité d'accélérer la réalisation des projets communs dont l'inter-connectivité en infrastructures et en énergie, la promotion de la femme, de la culture, des sciences et de la technologie, du marché interafricain ou encore l'opérationnalisation des institutions financières communes que sont la Banque africaine d'investissement, le Fonds monétaire africain et la Banque centrale africaine.

Autre défi de l'heure, selon le Président malawite Bingu Wa Mutharika, « la lutte contre la faim » par l'accélération de la mise en œuvre de « l'initiative Panier alimentaire africain », un projet panafricain de développement agricole. « L'agriculture et la sécurité alimentaire sont la base de la paix, de la sécurité et du développement durable » du continent, pour le Professeur Mutharika, Président sortant de l'UA, qui a, à l'ouverture du Sommet, passé le témoin à son successeur, Obiang Nguema Mbasogo, Président  de la République de Guinée Equatoriale, qui dirigera l'Union pour un mandat d'un an. Un mandat qu'il place sous le signe « du développement socioéconomique du continent, l'unité, la paix et la solidarité des nations, ainsi que la consolidation de l'indépendance politique et économique de l'Afrique. »

Le Président Faure Gnassingbé à l'ouverture du Sommet de l'UA à Addis Abeba
La 16ème session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine a pris fin hier à Addis-Abeba en Ethiopie. Un rendez-vous qui aura permis aux dirigeants du continent africain, dont le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, de tirer les leçons de la situation actuelle de l'Afrique et de se lancer de nouveaux challenges autour de  l'idéal que renferme le thème du rendez-vous, à savoir, «valeurs partagées pour une plus grande unité et intégration».

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